Parapente simple surface, "fait maison" sur plans Open Source

Encore une voile simple surface du type XXlite d'Ozone : est-ce que ces ailes mono peau pourraient se répandre à grande vitesse ?

Un des avantages : faible consommation en tissu, donc légèreté. Au déco, le "gonflage" est d'une rapidité et d'une simplicité époustouflante. Ces voiles mono-surface seraient donc de très bons outils pour le « marche et vol ».

Inconvénient : elles peuvent paraître très nerveuses même si elles sont saines, car l'aile n'a quasiment pas d'inertie. Dans les caissons d'un parapente classique se trouve emprisonnée une grande quantité d'air, représentant une masse en mouvement, dont l'inertie freine les mouvements de l'aile. C'est une des raisons pour lesquelles Ozone n'a pas vraiment "boosté" les ventes de la XXLite : les mouvements de l'aile dans de l'air turbulent seraient trop impressionnants pour de nombreux pilotes. Pourtant, le manque d'inertie peut également constituer un élément de sécurité en empêchant une voile mono peau de "shooter" sous les pieds du pilote en sortie de décrochage, par exemple.

Un autre avantage d'un parapente simple surface : lors de la construction, la couture est relativement simple. C'est aussi pour cette raison que Jeremy Paxson a choisi ce type d'aile pour ce parapente "fait maison", la BHL Jap. Il a découpé le tissu et cousu la voile dans son petit appartement. Tout comme pour la Batlite 1.8 d'Adrenaline Paragliders, les plans proviennent du constructeur espagnol Pere Casellas, qui les a mis à disposition sous licence GNU (Général Public License), donc libre pour tout le monde…
C'est le même système et le même esprit Open Source que nous connaissons dans le monde Linux en informatique. Ce n'est pas la première fois que des plans pour la construction d'un parapente sont distribués en libre source. Olivier Caldara l'avait déjà fait avec la fameuse Bionic…
Nous verrons si l'association de tous ces facteurs pourrait faire des voiles mono peau une génération "d'ailes pour tous". Est-ce que ce serait aussi l'essor de la construction amateur en parapente ? Il est certain que Jeremy avait une certaine expérience dans la construction de cerfs-volants et de kites. Malgré l'apparente facilité, l'assemblage d'un parapente n'est pas forcément à la portée de tous…


Voici la vidéo d'un autre pilote, ayant fabriqué lui même sa voile mono-surface pour un coût de 180 € :


Sur cette vidéo, le même pilote russe essaye (et réussit) de décoller avec cette voile fabriquée maison, propulsée par un moteur... fabriqué maison (poussée environ 30-35 kg selon le constructeur amateur). A ce stade là, la DGAC ne suivrait malheureusement plus...